Pourquoi Copenhague a besoin d'un guide local
Copenhague est une ville de design qui tourne aux vélos et aux tartines ouvertes. Nørrebro c'est le quartier immigré devenu quartier hipster — des shawarmas à côté de bars à vin nature. Vesterbro était le quartier des abattoirs et a maintenant des bars Mikkeller et des coffee shops dans d'anciens abattoirs. Christiania est toujours là — une commune autogérée depuis 1971 avec ses propres règles, dont pas de photos sur Pusher Street.
Copenhague attire environ 12 millions de visiteurs par an, et l'influence de Noma a transformé la ville en destination gastronomique mondiale. Mais la plupart des visiteurs se limitent à la photo du canal de Nyhavn, à la statue de la Petite Sirène, et à Tivoli Gardens, puis repartent avec le sentiment d'avoir payé le prix danois pour une expérience touristique. Ils ne pédalent jamais jusqu'à Nørrebro un samedi matin quand Jægersborggade — la rue avec les boutiques de céramique, les torréfacteurs, et le bar à vin nature — est à son meilleur. Ils ne mangent jamais un pølse d'un chariot de rue à 2h du mat' avec des oignons frits et de la rémoulade, qui est le vrai repas de minuit copenhaguois. Devenir guide touristique à Copenhague, c'est comprendre une ville qui prend le design, la bouffe et le vélo plus au sérieux que la plupart des villes ne prennent quoi que ce soit. Les règles du smørrebrød sont réelles. La culture café est précise. Les pistes cyclables ont leur propre code de la route et les touristes qui marchent dessus sont un vrai problème de sécurité publique. Devenir guide touristique à Copenhague, c'est connaître le Meatpacking District de Vesterbro après qu'il soit devenu bars à cocktails, les limites de Christiania et pourquoi elles comptent, et le bain du port à Islands Brygge où les locaux nagent en plein centre-ville un mardi après-midi. Devenir guide touristique à Copenhague, c'est traduire une ville qui est simultanément la plus designée et la plus détendue d'Europe du Nord.