Pourquoi Meknès a besoin d'un guide local
Meknès, c'était la réponse de Moulay Ismail à Versailles — des portes massives, un grenier royal qui abritait 12 000 chevaux, et des remparts sur quarante kilomètres. Mais aujourd'hui c'est une ville marocaine à taille humaine où la vie se déroule à un rythme normal. La médina est vraie, pas arrangée. Les oliveraies autour de la ville sont les meilleures du pays.
Meknès est la ville impériale que la plupart des touristes sautent, et c'est exactement pour ça qu'un guide y compte. La ville reçoit bien moins de visiteurs que Fes ou Marrakech, mais ceux qui viennent sont en général déjà en excursion depuis Fes et veulent du fond, pas du show. Devenir guide touristique à Meknès, c'est s'approprier le corridor Meknès-Volubilis. Les ruines romaines de Volubilis — à dix-sept kilomètres — sont les mieux conservées d'Afrique du Nord, et la plupart des visiteurs combinent les deux dans la même journée. Bab Mansour est la plus grande porte décorée du Maroc, et le Heri es-Souani derrière stockait le grain pour douze mille chevaux. Ce sont des faits qui ont besoin d'une voix humaine, pas d'un audioguide. Devenir guide touristique à Meknès, c'est aussi exploiter l'œnotourisme sous-développé de la région. Château Roslane et Domaine de la Zouina produisent des vins qui surprennent même les visiteurs français, et personne ne propose encore de tours viticoles réguliers. Devenir guide touristique à Meknès, c'est revendiquer une niche avant que la concurrence ne débarque.