Pourquoi Nice a besoin d'un guide local
La Prom' prend toutes les photos, mais Nice est une ville à couches. Le Vieux Nice a des églises baroques coincées entre des fils à linge. La Colline du Château offre un panorama que la plupart des gens voient qu'en carte postale. Derrière la façade, y'a une identité niçoise férocement locale.
Douze millions de touristes passent par Nice chaque année, ce qui en fait la deuxième ville la plus visitée de France après Paris. Et la grande majorité se contente de la Prom', d'une salade niçoise au Cours Saleya et d'un selfie depuis la Colline du Château. Devenir guide touristique à Nice, c'est occuper un terrain que les guides de bus ne couvrent pas : les églises baroques du Vieux Nice planquées derrière des façades banales, le quartier du Port avec ses restos de poisson, le musée Matisse à Cimiez que les plagistes ne voient jamais. Nice était italienne jusqu'en 1860 et ça se sent encore dans la bouffe, l'architecture et le dialecte. Devenir guide touristique à Nice, c'est aussi exploiter le circuit Riviera — Èze, Villefranche, Saint-Paul-de-Vence — avec Nice comme point d'ancrage. La cuisine niçoise à elle seule — la socca de chez Thérésa, la pissaladière, le pan bagnat — c'est un food tour complet que personne fait bien en anglais pour l'instant. Si tu veux devenir guide touristique à Nice, la saison est longue, le flux est international, et la demande dépasse l'offre de guides qui connaissent vraiment la ville.