Pourquoi Venise a besoin d'un guide local
Venise a 118 îles, 400 ponts, et pas de voitures. Le flux touristique suit un seul chemin : gare vers le Rialto vers San Marco. Fais un pas sur un pont à côté de cette ligne et tu es seul. La ville est assez petite pour qu'un bon guide te montre une Venise qui ne se recoupe presque pas avec ce que voient les passagers de croisière.
Venise reçoit environ trente millions de visiteurs par an dans une ville de moins de cinquante mille résidents permanents. Le droit d'entrée pour les visiteurs d'une journée est maintenant en vigueur, et la ville essaie activement de passer du tourisme de masse à des visites plus lentes et à plus forte valeur. Devenir guide touristique à Venise, c'est se positionner du bon côté de ce virage. Le corridor touristique principal — gare Santa Lucia vers le Rialto vers San Marco — porte quatre-vingt-dix pour cent du trafic piéton. Un pont à côté de cette ligne et tu es dans une autre ville : le Ghetto Juif de Cannaregio, le plus ancien au monde ; le front de mer des Zattere à Dorsoduro avec son soleil d'après-midi ; l'Arsenale de Castello où l'empire naval vénitien a été construit. Un bon guide provoque ce pas de côté. Devenir guide touristique à Venise, c'est aussi faire des îles de la lagune un second business. Murano pour le verre, Burano pour la dentelle et les maisons colorées, Torcello pour la cathédrale byzantine qui précède San Marco de plusieurs siècles. La Biennale d'art et d'architecture se déroule de mai à novembre en alternance, attirant un public culturel à forte dépense. Devenir guide touristique à Venise, c'est travailler une ville qui est simultanément la plus célèbre et la plus mal comprise d'Italie.