Pourquoi Kotor a besoin d'un guide local
Kotor est au fond de la baie de Kotor, qui n'est pas techniquement un fjord mais y ressemble parfaitement. La vieille ville est entourée de 4,5km de remparts qui grimpent à 1 200 mètres sur la montagne. L'église Notre-Dame-du-Rocher est sur une minuscule île artificielle sur laquelle les locaux jettent des pierres depuis 1452.
Kotor gère plus de 600 000 passagers de croisière par an compressés dans une ville médiévale construite pour quelques centaines de personnes. Quand trois navires accostent le même matin, la vieille ville devient presque impraticable. La plupart de ces visiteurs photographient le Musée des Chats, marchent jusqu'au premier point de vue sur les remparts, et retournent au navire avant qu'il reparte à 16h. Ils ne grimpent jamais les 1 350 marches jusqu'à la forteresse San Giovanni au sommet où la vue couvre toute la baie et la seule compagnie c'est le vent. Ils ne prennent jamais un taxi nautique jusqu'à Perast puis un bateau vers Notre-Dame-du-Rocher, cette minuscule île artificielle où les locaux jettent des pierres dans les bas-fonds depuis 1452 pour la maintenir au-dessus de l'eau. Devenir guide touristique à Kotor, c'est connaître les horaires des bateaux de croisière mieux que les compagnies elles-mêmes. Tu emmènes les visiteurs sur les remparts à 7h quand la pierre est fraîche et la baie est un miroir. Tu organises un bateau depuis Perast avant que les groupes arrivent à 10h. Si tu veux devenir guide touristique à Kotor, tu dois connaître les villages de montagne au-dessus de la baie où le jambon de Njeguski sèche dans l'air pur et les vues font oublier la foule en bas. Devenir guide touristique à Kotor, c'est une question de timing, d'altitude, et de montrer aux gens un fjord qui fonctionne selon un emploi du temps dicté par le port de croisière.