Pourquoi Tirana a besoin d'un guide local
Tirana était coupée du monde jusqu'en 1991. La ville rattrape le temps perdu depuis. La place Skanderbeg a été redessinée en 2017, c'est maintenant une des plus grandes places piétonnes d'Europe. Le quartier Blloku était réservé aux élites du Parti jusqu'en 1991 et c'est maintenant le centre des cafés et de la vie nocturne.
L'Albanie est passée d'un des pays les plus isolés au monde à une des destinations touristiques à la croissance la plus rapide d'Europe en à peine 30 ans. Tirana est la porte d'entrée, et elle déroute tous ceux qui arrivent en s'attendant à des blocs soviétiques gris. Les immeubles communistes sont peints en couleurs délirantes parce qu'un ancien maire a décidé que c'était la solution à la laideur. La place Skanderbeg a été éventrée et redessinée en 2017 en une immense esplanade piétonne presque scandinave. Blloku, le quartier où seuls Enver Hoxha et son cercle restreint avaient le droit de vivre jusqu'en 1991, est maintenant bourré de bars à espresso, de caves à vin et de restaurants italiens. Devenir guide touristique à Tirana, c'est expliquer une ville qui se réinvente tous les cinq ans. Tu marches devant la villa Hoxha à Blloku, maintenant entourée de cafés où des gamins de 25 ans qui n'ont aucun souvenir du communisme boivent des flat whites. Tu emmènes les gens à Bunk'Art 2, un bunker nucléaire devenu musée où les dossiers de la Sigurimi sont exposés derrière du béton de guerre froide. Si tu veux devenir guide touristique à Tirana, tu dois comprendre l'isolement autant que la vitesse de la transformation actuelle. Devenir guide touristique à Tirana, c'est présenter aux visiteurs la capitale la plus inattendue d'Europe, une ville verrouillée pendant des décennies qui ouvre les portes aussi vite qu'elle peut.