Pourquoi Istanbul a besoin d'un guide local
Istanbul est la seule ville sur deux continents et elle le sait. Le côté européen a Sainte-Sophie, le Grand Bazar, et les immeubles art nouveau de Beyoglu. Le côté asiatique a le marché de Kadikoy, les cafés de Moda en bord de mer, et 90% de touristes en moins.
Istanbul a accueilli plus de 20 millions de visiteurs internationaux l'an dernier, ce qui en fait une des villes les plus visitées au monde. La plupart voient Sultanahmet, le Grand Bazar et la croisière sur le Bosphore avant de rentrer. Ils mangent dans les restos avec menu en anglais sur Divan Yolu et ne traversent jamais côté asiatique. Devenir guide touristique à Istanbul, c'est combler ce fossé. La ville a 15 millions d'habitants répartis sur deux continents, et la vraie vie se passe dans des quartiers qu'aucun guide papier ne couvre bien. Les maisons ottomanes colorées de Balat attirent enfin l'attention, mais les cafés de fond de rue où les vieux jouent au okey et boivent du çay tout l'après-midi restent intacts. Le marché alimentaire de Kadikoy côté asiatique, c'est là où Istanbul fait vraiment ses courses, empilant sucuk, kasar et balik ekmek frais des pêcheurs sur le quai. Si tu veux devenir guide touristique à Istanbul, tu dois être quelqu'un qui prend le ferry comme trajet quotidien, pas comme attraction touristique. Tu dois avoir un meyhane préféré sur Nevizade Sokak et un avis tranché sur le meilleur lahmacun de Fatih. Devenir guide touristique à Istanbul, c'est savoir que la ville change de personnalité tous les trois rues et pouvoir expliquer pourquoi.